.A.R.05.
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- FLINT GLASS - TELEPHERIQUE - Information Gigabyte.
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- cd.limité à 404 copies numérotées.
- pochette spéciale cartonnée deluxe.
- 11 pièces.
- matriçage par Marc Titolo (DITHER).
- graphisme par ::: EYE.LYFT :::
- parution : 13 mars 2007.
Notre société actuelle progresse et change à une cadence effrénée. La quantité d’information à laquelle nous avons accès ou qui nous est proposée est beaucoup plus importante qu’il y a à peine 10 ou 15 ans, ce qui est imputable en partie à la montée d’Internet et à l’incroyable vitesse à laquelle évoluent les technologies tant nouvelles qu’anciennes. Des chercheurs de l’Université de Berkeley, en Californie (Peter Lyman/Hal R. Varian/James Dunn/Aleksey Strygin/Kirsten Swearingen) ont découvert que « le stockage de la production annuelle totale mondiale de documents imprimés, sur film, optiques et magnétiques nécessiterait environ 1,5 milliard de gigaoctets. C’est l’équivalent de 250 mégaoctets par personne, pour chaque homme, femme et enfant sur la terre ». Imaginons-nous alors ce que cela sera d’ici 10 ans ou 20 ans…Nous sommes submergés par l’information, dépassés par elle, la surabondance d’information crée un « trou noir » potentiel ou bien réel, d’où la naissance de ce qu’il serait juste de qualifier de « peur de l’information »…Les écrivains et futurologues Alvin et Heidi Toffler ont été les premiers à imaginer les conséquences du changement de paradigme associé à l’avènement de l’ère de l’information dans tous les secteurs de l’activité humaine; le fameux ouvrage de 1970, « Le choc du futur », étudie l’accélération du progrès et ses effets sur la structure psychologique de chaque individu. Selon ce livre, un individu soumis à de trop nombreux changements à l’intérieur d’un laps de temps limité peut vivre un sentiment de stress et de désorientation. Cela peut alors déboucher sur diverses perturbations aigues sur les plans physique et mental, ce que l’on appelle « choc du futur », le tout accompagné d’un sentiment d’impuissance et d’insuffisance...Nos structures mentales, physiologiques et sociales sont dans l’incapacité de suivre le rythme auquel se manifestent le changement, l’apparition de nouvelles données, de toutes parts …En déambulant au fil de ces infinis labyrinthes d’information, en naviguan t sur ces océans offrant une incommensurable variété d’options, l’individu doit sélectionner ce qui lui convient le mieux et, en vérité, se choisir et se découvrir!
D’un point vue musical, plusieurs artistes des mouvances industrielles et post-industrielles ont traité du sujet du choc du futur, que ce soit explicitement ou implicitement; par exemple SPK, dès 1979-1980…En 2006, le sujet demeure encore d’actualité brûlante, en fait encore plus que jamais. Animés par une volonté d’explorer, sur le plan sonore, les inextricables et infinis labyrinthes d’information échafaudés au cours des quelques dernières dizaines d’années, et d’illustrer les incroyables changements auxquels nous avons assisté durant cette période, et qui ont un impact sur nous tous, Klaus Jochim du projet TELEPHERIQUE et Gwenn Trémorin du projet FLINT GLASS se sont réunis pour cette collaboration sur disque; il s’agit bel et bien d’un album concept relatif à la surcharge d’information, à la rapidité des changements technologiques et aux effets négatifs de cette surcharge d'information sur notre état psychologique. Les deux artistes ont échantillonné et recueilli énormément de sons issus d’ordinateurs
ou de conférences sur le sujet, d’une manière 100 % numérique du côté de FLINT GLASS et d’une manière analogique/vieille école du côté de TELEPHERIQUE. L'idée était de confronter l'évolution technologique à elle-même dans le processus de composition, et ce, de façon chronologique, en imaginant l'évolution de 1980 à aujourd'hui. Vous pouvez dès lors vous attendre à un « choc » plaisant et surprenant entre, d’une part, les rythmes déjantés et inspirés idm qui sont la marque de commerce de FLINT GLASS, entrelacés avec des atmosphères sinistres et expansives, et, d’autre part, les paysages sonores pas trop propres de TELEPHERIQUE ainsi que les dérives vieille école machinesques et parfois, ou souvent, basse fidélité, pour lesquelles le projet est réputé depuis 1989. Laissez le déluge d’information sonore vous submerger!
01. kunsthirn
02. dendral mp3 à 44100Hz / 96Kbps
03. future shock syndrome
04. user protection mp3 à 44100Hz / 96Kbps
05. dominance of digital
06. information burn-out
07. magnetic migration mp3 à 44100Hz / 96Kbps
08. fear of information
09. terror of terabytes
10. tape in transition
11. internet collapse mp3 à 44100Hz / 96Kbps
critiques
entrevues
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- HYENA HIVE - Serengeti Serendipity.
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- cdr. limité à 30 copies. *ÉPUISÉ*
- pochettes digifile peintes main et agrémentées de différents motifs. Chaque pochette est différente!
- paru le 17e jour de Décembre de l'An 2006.
L’idée de ce projet nous est venue comme un coup de feu, une impulsion de dernière minute, quelques jours avant que HYENA HIVE ne prenne d’assaut la scène du ZOOBIZARRE, pour une première prestation live...
Les deux membres de HYENA HIVE, M.-A. (OH! DEAD DARLING) et B. (NOS ROYAUMES / OH! DEAD DARLING) ont pris la bonne habitude de documenter, de capter sur le vif, sur bonne vieille bande analogique, chacun de leurs « jams », chaque séance de création, de construction et de déconstruction sonores…nous étions à transférer les plus récentes sessions de l’analogique au numérique quand nous est venue l’idée d’éditer chez nous, en tirage limité, un bloc tiré de ces sessions…
Voici 3 pièces illustrant bien la belle symbiose qui existe entre les deux membres du duo, qui créent une entité sonore aux proportions épiques et monstrueuses. Ils ne sont que deux mais on croirait avoir parfois affaire à une légion complète de noisiciens…B. (basse/cris/bruits) et M.-A. (percussions/bruits/cris) ne font pas dans la dentelle, leur musique est à la fois transe et cri primal, souvent progressive, parfois plus abrupte, presque toujours machinale et machinesque. En ce sens, le psych noise saturé issu de leur travail conjoint, basé sur une instrumentation acoustique et agrémentée de boucles et d’effets extrêmes, est très proche de l’esthétique new-yorkaise du début des années 80 ou de l’école japonaise. Les intérêts et antécédents en musique indus (surtout old-school et grinçante à souhait) de nos deux lascars ne sont pas étrangers aux moults martèlements qu’ils déploient au gré des trois excellentes pièces que nous vous présentons ici. Première parution du duo! Une nouvelle machine criarde en terre montréalaise.
01. mould it mp3 à 44100Hz / 96Kbps
02. heat eats eater
03. queen bee mp3 à 44100Hz / 96Kbps
critiques (anglais seulement)
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- LCEDP - De L'Utilité Des Convoyeurs.
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- cd. limité à 500 copies.
- Pochette spéciale en carton texturé avec encart.
- paru le 12e jour d'Avril de l'An 2005.
Vous est-il déjà arrivé de vous introduire, à la faveur de la nuit, dans l’une de ces anciennes usines abandonnées, de déambuler le long de ses longs couloirs déserts aux ornements appartenant à une autre époque, de découvrir sa machinerie rongée par la rouille, mise à l’arrêt de façon permanente contre son gré, d’écouter le bruit de vos pas résonner autour de vous à l’infini, sous les hauts plafonds voûtés de la salle des machines, d’entendre le son lointain de l’eau qui s’égoutte lentement sur le sol, d’avoir l’impression de rompre un presque-silence riche en secrets et en souvenirs depuis longtemps perdus?
Tel un sanctuaire, l’immeuble abandonné dévoile un à un ses mystères, révélant la véritable beauté qui se cache dans la décrépitude de ses murs, de ses canalisations, de son équipement…De Vinci aurait probablement cerné une telle beauté en l’exprimant à sa manière. Ici, on peut apercevoir un convoyeur éventré; là, derrière un énorme creuset autour duquel se trouvent divers objets métalliques, épars sur le sol, on peut entrevoir l’entrée d’une cave profonde qui semble demeurer entièrement intouchable et noyée dans l’obscurité la plus totale, même lorsque l’on est armé des lampes-torches les plus puissantes…il faut faire attention où l’on pose les pieds, car il manque des marches à l’escalier et le sol est ponctué de trous noirs qui mènent Dieu seul sait où…mais la récompense de tous ces efforts et risques n’a pas de prix. Une rencontre intime avec l’âme même de l’immeuble et ses souvenirs, qui restent à saisir, à redéfinir et à recontextualiser…
Originaire du secteur hardcore/speedcore de la musique électronique, le projet montréalais LCEDP approfondit désormais le monde de la rythm ‘n’ noise. La première création sur cd de LCEDP, De L'Utilité Des Convoyeurs, commence là où l’exploration urbaine prend fin et s’efforce de ramener toute cette matière en décomposition…à la vie. Une vie vibrante, un cri puissant exprimant la joie, la tristesse, la colère et la félicité tout à la fois. Les machines tournent de nouveau, et elles en ont long à raconter. LCEDP a écouté le message qu’elles avaient à transmettre et l’a transposé dans son style musical élégant, bien que tumultueux et abrasif. Le résultat, vous le tenez entre vos mains. Bruyant, incisif et ultra-rythmique, avec quelques petits passages plus introspectifs et abstraits …
21 impressions transcodées par LCEDP + 1 impression additionnelle révisée par ORPHX. Pochette grise avec motifs gaufrés ton sur ton et insert. 500 copies. Masterisé par METARC. Pochette conçue par MARIA CHRONOPOULOS.
Photos sources par LCEDP
01. fibromyalgie
02. quoi mp3 à 44100Hz / 96Kbps
03. mutant clot whore
04. haskp
05. 115 silos
06. unheimliche
07. stid c mp3 à 44100Hz / 96Kbps
08. hungerber
09. old radio program
10. broken convoyeur mp3 à 44100Hz / 96Kbps
11. fgjjj
12. sponsored urbanocide
13. élévateur #5
14. nbd
15. crutsh
16. repair your stomach
17. slow contamination mp3 à 44100Hz / 96Kbps
18. melwah
19. mamesh
20. drl
21. mutilation inchoative
22. sponsored urbanocide (orphx dead cities mix)
critiques (anglais seulement)
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- MONSTRARE / WILT - Graveflowers.
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- cd. limité à 500 copies.
- pochette digifile deluxe.
- paru le 13e jour d'Octobre de l'An 2004.
Depuis quelques années déjà, les mordus peuvent savourer les créations sonores évolutives de CORDELL KLIER (MONSTRARE) et de JAMES KEELER (WILT). Le premier donne très souvent, avec ses aventures solo, dans un registre que l’on pourrait qualifier de ‘’dark glitch’’, ou une rencontre du troisième type entre la technologie moderne et l’abysse, tandis que le deuxième nous échafaude de sombres monolithes sonores, des blocs bruts de matière bruitiste noire imprégnés de sourdes atmosphères…
Il ne faisait aucun doute que la collision, ou fusion, de ces deux esthétiques empreintes de psychotropisme allait donner lieu à une aventure, à une épopée auditive unique et singulière, à l’image des projets respectifs des deux créateurs. En ce qui a trait à l’art d’esquisser d’obscures projections mathématiques, la parenté naturelle entre ces deux projets est manifeste. Dans cette production monumentale, MONSTRARE nous alimente de sonorités new-school alors que WILT joue la carte de l’old school, et il va sans dire que l’un a utilisé le matériel sonore source de l’autre pour cristalliser ses propres visions, et vice versa, Côte à côte, les fluides sonores intemporels, sans compromis et de nature souvent arythmique ici sécrétés versent tantôt dans un esprit minimalistique texturé, tantôt dans une volonté de saturation nuancée… L’auditeur averti reconnaîtra aisément, ici, le son traditionnel de WILT,
caractérisé par de noires et subtiles excursions bruitistes ambiantes, portées à un niveau supérieur, alors que MONSTRARE s’adonne à l’élaboration de ces boucles sonores texturées à l’humeur chagrine pour lesquelles il est reconnu, mais en leur imprimant cette fois-ci un tour particulièrement dément.
Tour à tour, l’auditeur se retrouve à arpenter les méandres accidentés de cathédrales souterraines et à survoler, de nuit, des cités futuristes nimbées d’un aura de néons aux couleurs étranges. Mais mille et une autres interprétations sont possibles. Organique et glauque à la fois, la musique présentée ici symbolise la sublimation de la vie en une spiritualité subharmonique. À vous de vous faire votre propre cinéma à l’écoute de cet album!
MONSTRARE
01. mem na'ught mp3 à 44100Hz / 96Kbps
02. turye es undas urmae
03. fouen lzsir
04. qui wuen
05. kjeordiena rosicrucianae secretaes
06. turye undas fiurmae mp3 à 44100Hz / 96Kbps
WILT
07. from the museum of sleep mp3 à 44100Hz / 96Kbps
08. hemophilic root plow
09. when we had skin mp3 à 44100Hz / 96Kbps
10. unrest
critiques (anglais seulement)
communiqué de presse officiel en format .pdf (525k)
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- AIDAN BAKER - An Intricate Course of Deception.
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- cd. limité à 300 copies. *ÉPUISÉ*
- pochette spéciale surdimensionnée.
- paru le 22e jour d'Avril de l'An 2004.
La troisième sortie d’.ANGLE.REC. nous vient de l’artiste torontois AIDAN BAKER, sur cette première parution d’.ANGLE.REC. au format CD.
Guitariste imprégné des circonvolutions sonores de l’univers drone, membre du collectif ARC et aussi poète, entre autres, AIDAN BAKER nourrit un style très particulier et personnel lorsque vient le temps d’expérimenter avec son instrument. D’album en album, et il en a plusieurs à ce jour, parus sur différentes étiquettes du monde entier, AIDAN BAKER n’a cessé de peaufiner des tissus sonores exploratoires d’une grande beauté, toujours à mi chemin entre éther et psychédélisme, avec la touche obscure et indéfinissable qui fait de ses œuvres une musique de choix pour l’introspection et la contemplation.
La prédisposition et la tendance naturelles qu’a Aidan Baker à déconstruire et à réinventer le vocable de la guitare se manifestent de façon marquée sur AN INTRICATE COURSE OF DECEPTION…Aux longs passages sonores brumeux et bouclés de cet album viennent se greffer de sourdes expérimentations aux teintes hallucinées, qui évoquent, réinterprètent et remettent en perspective les velléités éthérées, expérimentales et ambiantes des dernières années.
Les paysages spacieux, atmosphériques et récursifs ici proposés sont rehaussés de sursauts évolutifs façonnés en manière d’interruptions bruitistes bien pesées, qui font parfaitement corps avec l’expérience globale proposée par l’entièreté de l’œuvre sonore.. Une usine dans le désert…
01. interweaver
02. thread/bare mp3 à 44100Hz / 96Kbps
03. gossamer mp3 à 44100Hz / 96Kbps
04. weft
critiques (anglais seulement)
communiqué de presse officiel en format .pdf (564k)
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